Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Rechercher Un Sujet (Articles)

QUESTIONS d'ACTUART

point-d-interrogation_7692_w300.jpg
29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 11:05

Ouvrir son reg-art

oeilnb.jpg« Déconcertant, dérangeant, scandaleux pour certains, innovant, inventif pour d’autres, ce jeu est bien peu de chose comparé à ce que le monde dans son organisation actuelle est capable d’engendrer. Quoi que fassent les artistes contemporains, leurs œuvres les plus incongrues, les plus provocantes et en apparence les plus barbares ne sont guère en mesure de concurrencer en atrocité et en épisodes sanglants le réel tel que nous le renvoie quotidiennement son écho médiatique et électronique : victimes déchiquetés par les attentas, otages suppliciés, prisonniers torturés, violés, égorgés ! » [1]

Depuis quelques semaines tous nos lecteurs ont certainement remarqué la publication de la chronique de Nicole Esterolle, parce qu'Actuartlyon est un site ouvert à tous ceux qui désirent s'exprimer. Le rôle d'Actuartlyon est de parler d'art et de poser les bonnes questions, ce qui nous fait dire à Nicole que ces deux chroniques publiées ne parlent pas d'art, mais de tous ce qui tourne autour de l'art aujourd'hui - argent, médiatisation et politique - même si ces réflexions émergent de réactions de bon sens.

Les artistes n'ont pas attendu le XXIe siècle pour transgresser les normes, pulvériser les ordres établis moraux, religieux ou politiques, déstabiliser les codes en vigueur, brouiller astucieusement les signes, frôler la réalité par glissements et dérives. A chaque époque, son scandale. De Vénus de Willendorf à Ben Vautier les artistes ont de tout temps cherché à affirmer leur liberté de pensée et d'expression, mais chaque transgression est à l'image de sa contemporanéité.

L'art, témoin de l'humanité, est à l'image de son temps, de sa civilisation, car il n'y a pas de civilisation sans art. Et quel serait l'art de la notre, au début du XXIe siècle? Des guerres à tout va, des traders qui gagnent en une seconde ce que toute la population d'Haïti aura mis un an à gagner, de l'esclavage social, du racisme mal dissimulé, de la violence gratuite...

Critiquer l'art contemporain ne sert à rien, puisqu'il ne se définit que par rapport à la temporalité: l'art d'aujourd'hui, l'art de maintenant. Mais aujourd'hui c'est déjà hier! La parole meurt de son écoute, l'art contemporain meurt de son existence. La querelle de l'art contemporain a déjà fait son tribunal dans les années '80, où l'on a parlé plus de politique politicienne que d'oeuvres contemporaines. Le vain acharnement à établir une esthétique contemporaine, à faire rentrer cet art déroutant et éclectique dans des concepts explicatifs s'est heurté violemment à un magnifique chaos subversif, transgressif, querelleur et vivant, à travers tous ce qu'il dégage comme folie.

Aujourd'hui l'artiste ne peut plus se contenter de réfléchir la surface du monde. Munch le disait en 1889, par rapport à la peinture de son époque: "... on ne doit plus peindre des intérieurs, des gens qui lisent et des femmes qui font du tricot, mais des créatures vivantes qui respirent et sentent, souffrent et aiment... les gens comprendront qu'il y a quelque chose de sacré et enlèveront leur chapeau comme dans une église."

Partie physique indissociable de son oeuvre, l'artiste contemporain nous montre ce que nous avons oublié ou que nous refusons de voir et d'entendre, dans ce monde à feu et à sang, par tous les moyens. Le fait que ses détracteurs en parlent, n'est-ce pas déjà une victoire? L'art contemporain ne serait-il pas cet art absolu, cet art total qui réunit tout le système des arts, de la peinture à la danse et de l'architecture au cinéma, qui engloutit tout sur son passage - art, artiste, spectateur?

 

va suivre...

______________________
[1] M. Jimenez

Partager cet article
Repost0

commentaires

C

Nicole Esterolle est Pierre Souchard le directeur d'art tension. Il est associé à d'autres auteurs du front national. Faites passer l'info. Il s'agit d'un cas de défense intellectuelle.
Répondre
J
Et oui, c'est bien ça: La face cachée du schtroumpf émergent: http://schtroumpf-emergent.tumblr.com
J

Mais arrète Mr Pierre Souchaud. Oh, pardon, Mme Nicole Esterolle...!


Se cachez comme un corbeau vous décrébilise


Il vous faut connaître vos limite et vos lien avec Raphael J. de la droite catholique conservatrice sont établi: "Sauvons l'Art" n'est ce pas...


Si ce n'étais que pour critiqué certains courrant d'art contemporain: ok! Mais la, ce n'est que pour mettre en valeur votre art singulier magnifier par ArTension.


 
Répondre
L


Cependant tout n'est pas complètement noir dans ce tableau contemporain... car de grands artistes il y a: ceux qui ont su vendre ces oeuvres - cela représente beaucoup plus de travail que
quelques chassis reliés avec du scotch



Répondre
L


PS: quand je dis "en est arrivé là", je ne parle pas de Nicole Esterolle mais de l'art "contemporain"



Répondre
L


flinguer? et pourquoi pas!


Comme dans le roman le loup des steppes de H. Hesse, à la fin tout le monde se tire dessus; plus rien d'autre à faire quand on en est arrivé là...



Répondre
N


je ne comprends pas bien cette réponse à ma dernière chronique.


Oui la création artistique, pour être "créative" doit bien sûr s'affranchir des modèles, les dépasser, les transgresser. Elle le fait naturellement mais son prpos n'est pas là


Et bien sû, il ne suffit pas de transgresser  pour être créatif ou même subversif.


et c'est bien par là, avec ce renversement abusif, que l'on entretient la confusion et qui fait que petits fonctionnaires de l'art contemporain, petits cultureux branchouillés  et grands
spéculateurs se prennent tous pour Rimbaud ou pour de dangereux subversifs...d'où le couple subvention-subversion, d'où ce marketing de la transgression...ect.ect.


nicole


 


 



Répondre
A


Bonjour Nicole,

Nous comprenons votre commentaire à notre article que nous avons voulu une réponse à vos deux chroniques. Nous comprenons aussi que vous avez choisi de vous exprimer à travers un avatar,
l'anonymat protège effectivement, mais il neutralise aussi.

Vos chroniques nous ont inspiré plutôt la question de "qu'est-ce que l'art aujourd'hui" que nous avions envie de poser à nos lecteurs, d'ailleurs l'article va bientôt être suivi par une deuxième
partie, où vous trouverez peut-être une réponse plus ciblée à vos réflexions sur l'institution.

Vous vous dites flingueuse d'art officiel, mais c'est facile de flinguer, de critiquer à tout va, d'être victime. Mais après avoir tout flingué, que reste-t-il? Croire avoir le talent de
l'écriture ne transforme ce que l'on écrit en vérité absolue. Sinon dites-nous quel art devrait être subventionné selon vous.

C'est parce que nous ne détenons pas la vérité, nous actuartlyon, que nous avons le courage, à visage découvert, de publier vos chroniques, mais cette publication ne veut pas signifier que nous
sommes aussi vos partisans inconditionnels. Vous l'avez compris, notre volonté est de laisser à chacun sa libre expression, et c'est cette liberté que nous souhaitons garder.

D'ailleurs nous continuerons de publier vos chroniques parce qu'elles trouvent un écho chez nos lecteurs. Nous croyons aussi qu'il faut accepter aussi une autre vision de ce que l'on croit être
la vérité.

Et nous espérons que dans vos prochaines chroniques vous serez à même de formuler, au-delà des critiques, aussi des propositions, qui, véhiculés par Actuartlyon, interpelleront les politiques,
les responsables de cette institution que vous voulez flinguer.