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QUESTIONS d'ACTUART

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 11:18

pierre-soulages_379.jpgSoulages, le grand maître du noir, l'idée généralement répandue de ce peintre vraiment à part dans l'histoire de la peinture du 20e siècle. Pourtant, à voir ses oeuvres récentes exposées actuellement au Musées des Beaux Arts de Lyon, Soulages aparaît comme un maître de la matière.

"Quand j'étais enfant, je peignais des arbres l'hiver. Je n'ai jamais peint des arbres avec du feuillage ou des choses comme ça... Je commençais avec un arbre mais je transformais les formes des branches. Après tout un arbre est une  sorte de sculpture abstraite. Ce qui m'intéressait, à cette époque-là, c'était le tracé des branches, leur mouvement dans l'espace." Pierre Soulages

600_448_soulage-bando.jpgFaisant ses débuts sur la scène artistique au lendemain de la deuxième guerre mondiale, à une époque où toute une génération d'artistes prônait l'expressionisme et la peinture témoignage, comme une sorte de thérapie collective, Soulages fut l'un de ceux qui refusa le sujet documentaire. Il préféra creuser en permanence le chemin qu'il prit dès son enfance. Bien que non figuratif, il n'est surtout pas un peintre abstrait. Bien que son oeuvre exprime le noir en puissance, il ne revendique aucune recherche conceptuelle, comme pouvaient le faire Malevitch en 1923 avec son "Carré noir sur fond blanc" et Yves Klein avec l'International Klein Blue. Soulages est toujours resté une sorte d'"impressionniste du noir", portant son intérêt au rythme, "à ce battement des formes dans l'espace, à ce découpage de l'espace par le temps".

pierre-soulages_1501596c.jpgLe jeu des textures de la matière noire utilisée grâce à l'angle de réflexion de la lumière transforme la couleur en forme, travaillée, tel un objet d'artisanat, avec une puissante gestuelle à l'aide d'outils fabriqués par l'artiste lui-même. Si vous rendez visite aux oeuvres de Soulages au Musée des Beaux Arts, ne regardez surtout pas le noir, regardez la matière!

"Ce qui se passe sur un tableau, qui d'objet en cours de fabrication devient tout à coup quelques chose de vivant me semble échapper aux mots." Pierre Soulages

 

SOULAGES XXIe SIECLE
Musée des Beaux Arts de Lyon
jusqu'au 28 janvier 2013
 

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 18:30

Chers lecteurs, nous avons republié l'article, suite à une fausse manipulation vous avez pu en lire le brouillon ce matin!

facade mac de lyon ok 1

Enfermé dans sa cage de verre tel un animal en voie de disparition, et ceci pendant deux mois, Robert Combas serait-il devenu ce produit phare de l'industrie de la culture, marionnette sacrée et sacrifiée suspendue aux ficelles du grand show médiatique?

Pour éviter la foule qui s'est ruée dans les salles du MAC Lyon lors du vernissage de l'exposition Robert Combas, car les grands évènements sont trop rares dans les petites villes de province pour le who's who local de s'afficher, de se monter, je me suis donc rendue au MAC le lendemain, dans l'espoir de rencontrer l'artiste, pour l'interviewer et écrire une chronique sur Actuartlyon.

Quelle ne fut ma surprise de constater que l'artiste est enfermé dans une cage de verre, avec fenêtres teintées de telle sorte que les spectateurs puissent le voir, mais que l'artiste ne puisse pas voir ceux qui le regardent, comme s'il ne fallait pas effrayer "l'animal", et transformer cette cage de verre en creuset de la création subliminale. J'aurais voulu signaler ma présence parce que me posais encore une fois la question à qui était destinée sa création, lui que l'on dit "populaire", à l'ensemble des visiteurs, qui paient 8€ pour assister à l'acte créateur sans autre commentaire, ou à une oligarchie régionale qui se targue d'avoir "enfermé" Combas?

D'ailleurs ce mois-ci dans le Grand Lyon Magazine on peut lire une interview de Robert Combas, dans laquelle il remerciait, entre autres, le directeur du MAC Lyon de « permettre à des artistes français comme Ben et moi de faire une grande exposition, alors que les autres institutions nous qualifient de « trop populaires » ». Trop populaires? Etre populaire est-ce être connu par le plus grand nombre ou est-ce être le plus cité dans les médias? Lorsque nous parlons d'art à ce public populaire, sorti des grands noms - Picasso, Van Gogh, Monnet... - peu de personnes sont à même de nous citer de grands artistes contemporains.

Combien de ceux qui prononcent ce nom comme une identification à la haute culture sont capables de dire qu’il fait partie de ce groupe sétois qui, sous l’inspiration de Ben Vautier, a pris le nom de figuration libre lors de leur première exposition en 1981 à Nice? Combien savent que Combas, Di Rosa, Boisrond, Blanchard, font partie de cette vague de jeunes artistes français qui, en 1982, partent à la conquête des galeries à New York, et l’année suivante à Londres, pour donner la preuve au monde que l’art français existe encore à l’international? Et enfin combien ont vraiment regardé ses oeuvres? Dans tous les cas, les organisateurs de l'exposition du MAC seront contents d'avoir réuni tous le who's who lyonnais le soir de l'inauguration, parce que Robert Combas fait partie de cette catégorie d'artistes qui, selon le principe de Zinoviev*, sont choisis pour avoir été choisis, sont exposés pour avoir été exposés, achetés pour avoir été achetés...

The Combas, artiste en voie de disparition dans sa cage? The Combas bête de scène? The Combas sacralisé à tel point que dans ce dispositif muséographique et médiatique, aucune interaction n'est possible, il n'y qu'un émetteur de sens, c'est l'Artiste, le Créateur, "le Divin Combas"...  Le spectateur, lui, n'est que spectateur, spectateur de cette sacralisation muséale, ce qui pose profondément la question: est-ce l'oeuvre qui fait le musée ou le musée qui fait l'oeuvre? Est-ce l'artiste qui fait le show ou le show médiatique qui fait l'artiste? Heureux ceux qui pourront guetter ses sorties du "studio" lorsque l'inspiration lui fera défaut et qu'il aura envie de redevenir un humain!

Enfin, 8€ pour voir "l'animal" dans son habitat? Alors que, cher public, au-delà des musées, en France comme à Lyon, les galeries sont ouvertes pour vous accueillir. Osez pousser la porte, l'entrée est gratuite! D'ailleurs actuellement, en face du Musée Gadagne à l'Espace Artichaut Philippe Aïni, qui a exposé avec Combas il y a deux ans, vous invite à son exposition jusqu'au 18 mars 2012.

 

IMAG0099.jpgRobert Combas
Greatest Hits

Du 24/02/2012 au 15/07/2012,
11-18h du mercredi au vendredi, 10-19h samedi et dimanche
Musée d'Art Contemporain
81 Quai Charles de Gaulle Cité internationale 69006 Lyon
04 72 69 17 18
Bus ligne C1, 4, 58 arrêt Musée d'Art Contemporain

 

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* "Alexandre Zinoviev, dans les romans où il décrivait le fonctionnement de l'Ivanie soviétique, avait souligné ce fait qu'on y est décoré pour avoir été décoré,. Seule le première distinction coûte. Dans l'Ivanie de l'art officiel français, on est choisi pour avoir été choisi, exposé pour avoir été exposé, acheté pour avoir été acheté: une fois le premier pas fait, les hommes d'appareil sont rassurés sur les goûts que désormais ils partagent.

S'élabore ainsi une liste standard autant que variable d'artistes officiels qui n'ont à peu près rien en commun sinon d'avoir été choisis officiellement. Une fois choisis, on pensera à eux à chaque fois qu'il faudra dresser une autre liste." Yves Michaux, La crise de l'art contemporain

 

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 09:30

CIMG1134.JPGPour avoir pu côtoyer presque quotidiennement ses créations dans la ville pendant trois mois, avoir entendu et lu des éloges fervents et des satires acides sur son art et ses défenseurs, nous avons voulu rencontrer enfin, en chair et en os, Pascale Marthine Tayou. Jeudi soir, organisée par les soins du MAC Lyon, une rencontre décontractée, à l'opposé du colloque sur Ben Vautier, a réuni dans l'amphithéâtre du musée une cinquantaine de curieux.

A part la découverte d'un personnage sympathique et dégourdi qui nous a vaguement rappelé la nonchalance de Ben, la discussion d'une heure et demie ne nous a pas appris grand chose sur l'art et il est bien dommage, peut-être à cause du temps si court alloué à cette rencontre. Quelques questions portant sur l'univers de sens des oeuvres elles-mêmes ont permis à l'artiste de longuement parler de sa volonté de désacraliser les lieux de monstration et de sortir l'art du milieu institutionnel en l'intégrant dans l'espace public et le vécu des gens, de sa double position d'exposant et d'exposé, d'artiste et de commissaire d'exposition, de gloser sur l'oeuvre comme construction collective issue surtout du regard porté par le spectateur, de la polysémie de ses installations... Rien de nouveau dans ce discours que la sémiotique/sémiologie a développé depuis les années 1920.

Une seule question pourtant liée à la Colonne Pascale, oeuvre qui a suscité autant de réactions allant jusqu'à sa destruction physique. La réponse de Pascale Marthine Tayou, loin d'être surprenante, confirme nos réflexions du précédent article. Refusant de considérer l'auteur des faits comme "vandale", il l'élève au rang d'artiste. Mais nous avons envie d'aller plus loin, là où Pascale, en dépit de sa formation initiale de juriste, s'est arrêté peut-être par facilité... La reconstruction de la colonne avec les casseroles déformées par leur chute est DONC l'acte d'une création collective, l'oeuvre ultérieure serait ce qu'on appelle dans le cadre du droit à la propriété intellectuelle "une oeuvre plurale": selon article L.113-2 du code de la propriété intellectuelle on peut la considérer soit comme oeuvre de collaboration soit comme oeuvre composite. Dans les deux cas la propriété sur l'oeuvre finale est partagée et nous nous demandons, avec peu de naïveté tout de même, si Pascale Marthine Tayou a pensé à proposer des droits d'auteur à cet artiste performeur, devenu soudainement son co-auteur.

Une autre question, qui a eu plus l'air d'une promotion que d'une véritable interrogation, soulevée par Thierry Raspail lui-même, a porté sur la prochaine participation de l'artiste, dans le cadre du 1% artistique, au projet Rives de Saône que le Grand Lyon prévoit de démarrer dans un an. Rien de surprenant, encore une fois, car, comme nous le savons tous, le monde de l'art se divise en deux catégories: ceux qui rament et ceux qui tirent les ficelles. Rien de surprenant non plus que, alors qu'il existe un site officiel du 1% artistique où peuvent être publiés les appels à projets (assez pauvre en propositions, on se demande pourquoi), certains artistes pour Rives de Saône auraient déjà été sélectionnés... par qui d'ailleurs?

Après avoir écouté attentivement tout ce qui s'était dit, même si nous avions plusieurs questions en tête, nous avons choisi de poser la plus importante, plutôt méta-artistique, au-delà même de l'art:

  • "Vous avez parlé au début de la discussion de votre formation de juriste et vous avez dit que vous avez choisi le métier d'artiste plasticien parce que vous aviez envie de rien faire. Est-ce que vous considérez qu'être artiste plasticien est un métier et, si oui, comment le définiriez-vous?"

 

Comme la plupart des artistes confirmés, Pascale nous a joué, lui aussi, la carte de la modestie: "il faut surtout ne pas essayer d'être artiste", par ce jeu de mots pour mieux contourner la réponse. Finalement l'essence de son explication: l'artiste plasticien est effectivement un métier et l'artiste est une entreprise soumise aux lois fiscales. Dommage que la médiatrice, maîtresse du micro, ait clôt la discussion trop vite et que nous n'ayons pas eu l'occasion de savoir comment ce métier et cette entreprise se construisent, et comment l'artiste a tiré les ficelles, selon ses propres dires, pour arriver à exposer au MAC Lyon.  

 

 

 

copieright.jpgMusée des Moulages
3, rue Rachais - Lyon 3ème
 "Copie-Right" étonnante exposition, où des installations d'art contemporain cotoyent des moulages de statues antiques, réalisée par des étudiants dans le cadre de l’UE libre à l’Université Lumière Lyon 2 intitulée ‘Art contemporain/ Exposition’, sous le suivi de Guillaume Durand, artiste enseignant. L'exposition ouvrira le Samedi 14 Mai 2011 de 10h à 23h30 - le Dimanche 15 Mai 2011 de 10h à 19h. Puis le Vendredi 20 Mai 2011 de 18h30 à 22h - les Samedi 21 Mai 2011 et Dimanche 22 Mai 2011 de 10h à 19h. Visualisez le dossier de presse en cliquant sur le logo noir et blanc ci-dessus. Apperçu de l'exposition:

CIMG1137.JPG CIMG1144.JPG CIMG1155.JPG CIMG1161.JPG

 

   

 

Le mot d'un historien et critique d'art: l'affaire Andres Serrano par Jean-Luc Chalumeau

1509569 3 58e4 l-uvre-de-l-artiste-americain-andres-serranoLa polémique autour d'une photographie d'Andres Serrano intitulée Immersion Piss Christ est particulièrement révélatrice de certains aspects de l'art contemporain.
Rappelons brièvement les faits : à l'issue de la messe des Rameaux, des jeunes gens à lunettes noires, armés de marteaux et tournevis, sont entrés dans l'hôtel de Caumont à Avignon, où la Fondation Yvon Lambert présentait une exposition bizarrement titrée « Je crois aux miracles », et ont notamment tenté de détruire l'œuvre de Serrano (qui date des années '80) tout en molestant un gardien. Ce commando a réagi avec quelque vivacité à la stratégie habituelle de Serrano, partagée avec d'autres vedettes de l'art contemporain tels Damien Hirst et Maurizio Cattelan : provoquer, provoquer encore et provoquer toujours avec la complicité de marchands comme Yvon Lambert. La provocation apparaît d'autant plus efficace, sur le plan médiatique et commercial, que c'est à la religion catholique que l'on s'attaque : Hirst cloue des squelettes sur des croix en plexiglas, Cattelan écrase Jean-Paul II sous une météorite, et l'on se souvient de l'exposition Shit de Serrano en 2008 dans les galeries new-yorkaise et parisienne d'Yvon Lambert. Des merdes donc, dont l'une était fièrement dite «Holy Shit» (merde sainte) par l'artiste parce qu'elle aurait eu pour origine le système digestif d'un prêtre...


Comme d'habitude, l'affaire d'Avignon a opposé les bonnes âmes scandalisées par le blasphème et les défenseurs patentés de la « liberté de création ». Ici, deux remarques : la première est formulée par John Berger dans un article du Monde le 27 avril soulignant que ce n'est pas l'image qui est blasphématoire mais bien son titre : « Pour des millions de personnes qui vivent en dehors du ministère de l'Eglise, le Christ est perçu comme un guide, comme le révélateur d'un monde possible. Il est porteur d'espoir et de piété. C'est cette foi, et non les symboles ou édits ecclésiatiques, qui mérite d'être considérée comme sacrée et, partant, de ne pas être la cible d'insultes gratuites. Les mots « Piss Christ » (et non l'image) équivalent à une telle insulte. » Deuxième remarque, faite par Fabrice Hadjadj dans un excellent article du Figaro du 20 avril : le crucifix plongé dans l'urine et le sang par Serrano n'est qu'un crucifix de pacotille, « relevant de ce double blasphème qu'est le genre saint-sulpicien made in China ». Déjà, en 1919, Paul Claudel n'avait pas de mots assez durs pour condamner le pseudo art sacré de son temps, où il ne voyait que « faiblesse, indigence, timidité de la foi et du sentiment, sécheresse du cœur, dégoût du surnaturel, domination des conventions et des formules (...) avarice, jactance, maussaderie, pharisaïsme, bouffissure... » J'imagine qu'il se serait réjoui de voir un exemple de l'art qu'il détestait plongé dans le pipi.

Provocateur assez hypocrite (affirmant après le scandale qu'il est lui-même chrétien et qu'il n'a « aucune sympathie pour le blasphème »), Serrano n'en a pas moins réalisé une œuvre qui devrait nous intéresser, car, que ce médiocre Christ, trempé dans l'urine et moyennant l'éclairage adéquat, remarque Hadjadj, puisse « nous apparaître avec une telle splendeur ombreuse, voilà qui devrait provoquer l'émerveillement. Et un émerveillement profondément chrétien, parce que lié à ce qui fait l'essence même du christianisme. » Comprenons que le christianisme n'est pas un spiritualisme, mais une spiritualité de l'Incarnation. « Le Verbe s'est fait chair : cela veut dire, par voie de conséquence, insiste Fabrice Hadjadj dans son style inimitable, que le Messie a une vessie, que le Fils de Dieu lui-même a uriné... » Voilà pour Mgr Cattenoz, évêque d'Avignon, qui a qualifié l'œuvre d'ordure. Voilà pour ceux qui rejettent en bloc l'art contemporain sans vouloir essayer de comprendre.

Mais l'attitude de ceux qui acceptent systématiquement et glorifient tout ce qui porte l'étiquette « art contemporain » n'est pas meilleure : l'ouverture à tout vent interdit l'hospitalité véritable écrit Fabrice Hadjadj qui rappelle par ailleurs aux démolisseurs d'Avignon que l'accusation de blasphème est « précisément celle dont on s'est servi pour condamner Jésus à mort : c'est une tendance pharisaïque à se poser en grand prêtre omniscient. » chalumeau_01.jpgAllons ! Cette nouvelle péripétie dans la bataille de l'art contemporain devrait inciter les militants des deux camps à un peu de réflexion (on peut rêver). De toute façon, disait le Père Couturier au début du siècle dernier, « à ne pas participer à l'art de son temps, on se retire de la vie. »

Jean-Luc Chalumeau, Paris 12.05.2011

 

 

 

 

 

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 13:36

© Warakurna artists
cache 2132909102Avant de parler "d'art aborigène" nous aimerions poser quelques éléments qui changeront peut-être notre regard sur ces deux mots. Essayer de répondre à la question "y a-t-il un art aborigène?" nous mènera, au fil de l'article, à se poser une autre: qu'est-ce que l'art?

Qu'est qu'un aborigène? Selon l'étymologie du mot, emprunté au latin aborigenes (de ab+origenes=depuis l'origine), il désigne au 15e siècle les habitants prélatins de l'Italie. Un siècle plus tard le mot s'étend à toute population indigène d'un territoire quelconque. Ce n'est qu'à l'époque moderne que ce terme prend la signification courante de première population de l'Australie et de la Nouvelle Guinée. Arrivés, paraît-il, des îles polynésiennes au nord du continent il y a 40 000 ans, les aborigènes furent les seuls habitants avant le débarquement, en 1770, des armées britanniques sous les commandes de James Cook. Environ 250 tribus aborigènes vivaient paisiblement en Australie lorsque les européens débarquèrent avec, en plus de l'expansion coloniale et l'invasion culturelle, les maladies européennes et l'alcool. Depuis: des massacres, du semi-esclavage dans les réserves, des traumatismes familiaux, des discriminations raciales, pour mieux faire oublier à ce peuple qui il est et d'où il vient, c'est à dire oublier sa culture. experience-aborigene-australie-plus-belles-photos--copie-1Aujourd'hui par désir de réconciliation et de pardon, des efforts politiques et sociaux sont faits pour que ce qui reste du peuple aborigène, moins d'un demi-million d'individus, après 200 ans de dépossessions et d'abus, ait sa place dans la nation australienne.

L'aborigène australien est aussi un être du bush, de la terre et de l'eau, avec son "dream time" (temps du rêve) qui raconte l'origine de ses ancêtres et de sa terre. Les traces de ses croyances, déposées souvent sur des supports éphémères comme leur corps ou le sable, ou sur des objets familiers comme le boomerang ou le didjeridoo, sont les éléments composants d'un langage dont le lettres sont le point, la ligne et la couleur, obtenus d'ocres rouge et jaune, de craie blanche et de charbon noir, les ancêtres de la palette du peintre européen. Ce n'est que dans les années 1970 que la toile tendue sur châssis et l'acrylique ont été utilisés par les aborigènes, dans des centres dits "artistiques" créés spécialement pour eux, pour révéler au monde ces narrations oniriques jusqu'alors peu décryptables par un outsider. Depuis, on ne cesse de parler d'art aborigène, de mouvement artistique, de communautés d'artistes aborigènes... et bien sûr en faire bon commerce.

© Molly Malungka Yates, Le rêve des sept soeurs
CIMG1124Etrangement personne ne semble se poser la question si nous avons le droit de plaquer notre vision européenne de l'art sur la peinture de ces autochtones, pillés au fil du temps de leurs terres, de leurs enfants, leur culture, de leur rêve... Utiliser le syntagme "art aborigène" pour des tableaux, alors que la fixation de pigments sur de la toile tissée est une tradition européenne répandue à la Renaissance pour des raisons purement pratiques, serait-ce montrer la vraie identité de ce peuple?  Est-ce qu'au milieu de son bush l'aborigène, lorsqu'il peint, se pose la question de l'art? Appeler "art" ce que pour lui est son écriture ancestrale vouée à la transmission aux générations futures de ses coutumes, serait-ce un terrible leurre?

Après des dizaines de théories esthétiques et un bouleversement permanent du concept d'art et d'artiste, partagés entre Europe et Etats Unis, nous arrivons aujourd'hui à dire, avec E.H. Gombrich, Nelson Goodman, Georges Dickie ou Arthur Danto, qu'il y a de l'art lorsque l'institution autoproclamée le décide, autrement dit lorsque toute entité, tangible ou non-tangible, est donnée à voir dans un espace convenu pour cela: "l'art est ce qu'une société à un moment donné admet comme tel" (Gombrich). Ce qui nous mène à nous questionner aussi sur la nature artistique des peintures rupestres, sur l'écriture hiéroglyphique ou les sculptures venues de l'Afrique profonde.

    © Molly Malungka Yates, Le rêve des sept soeurs
CIMG1129Qu'est-ce qu'un artiste? L'histoire de l'art occidental nous montre une rupture entre la peinture hiératique, à but sacré, basée sur des canons stricts, et la peinture esthétique, fondée sur des principes relatifs à chaque époque et sur une évolution du concept, aboutissant à une transgression continue des codes plastiques et sociaux. Depuis 1391 lorsque la branche des peintres et sculpteurs s'est détachée des métiers artisanaux, l'artiste n'a cessé de faire évoluer les codes, en assumant progressivement son rôle de chercheur inspiré. Qu'en est-il donc de l'"artiste" aborigène?...

Une excellente occasion d'approcher l'univers aborigène nous est donnée par la Maison des Arts Plastiques Rhône-Alpes qui nous propose, en collaboration avec la galerie Kungka, un voyage initiatique à travers des peintures réalisées par des artistes contemporains de STYLE aborigène. Pourtant que manque-t-il à cette exposition? Pour avoir connu l'Australie et porter un vif intérêt à l'identité des aborigènes, en tant que spécialistes du boomerang, il manque peut-être le son du didjeridoo, la chaleur du bush et l'odeur du sable, de cet ocre rouge, les éclats de rire des enfants aborigènes et tout simplement le bush australien lui-même... Mais vous y trouverez quelque part une représentation picturale de cette culture.

Nous vous invitons à partir dans cette découverte, tout en gardant en souvenir qu'au plus profond de cette terre lointaine les habitants de ce pays ont pour philosophie le rêve, car, comme le veut la croyance, ce qui est rêvé aujourd'hui se réalisera demain. Qui sommes-nous? Avons-nous encore des rêves? Il paraît qu'il vaut mieux mourir d'un rêve que de n'avoir jamais rêvé.

© Dorcas Tinnimay Bennet - Judith Yinyika Chambers - Anna Porter
CIMG1127
"Warakurna Artists : Une Géographie Secrète"
MAPRA, Maison des Arts Plastiques Rhône-Alpes,
7 rue Paul Chenavard 69001 Lyon
Exposition organisée par la Galerie Kungka
21 avril – 7 mai 2011
du mardi au samedi 14h30 - 18h30
mercredi, jeudi, vendredi 10h - 12h30, 14h30 - 18h30
   

 

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 10:25

creteyjerome.jpgDans la lignée des expositions d'artistes phares de la collection du Musée des Beaux Arts, suite à Jacques Stella et Nicolas Poussin, le musée lyonnais dépoussière un autre nom: Louis Cretey.

Car les documents ne révèlent pas grande chose sur cet artiste travaillant entre Lyon et Rome, présent pourtant dans les grandes collections des marchands de tableaux lyonnais et italiens. Heureusement il nous reste les oeuvres, regardons-les alors!

 58797242_p.jpgUn chromatisme caractéristique et un éclairage particulier font des peintures de Cretey des images assez sombres, où seuls les nuages épais et les carnations reflètent systématiquement la lumière diffuse. Des rouges et des grenats contrastent avec des jaunes et des touches de blanc, pour révéler un fin panel d'expressions de l'humain, un style plastique très libre, et dans la figuration des récits religieux, et dans la touche tourmentée par rapport à l'art de son époque.

LEGENDE
Louis Cretey, Saint Jérôme © Lyon MBA / Photo Alain Basset
Louis Cretey, La fuite en Egypte. Huile sur toile. Collection particulière © Lyon MBA

cretey.jpg

22-09-2010 10.57.39

 

BONUS: Récent dépôt du Musée du Louvre (1999)
LAURENT MARQUESTE (Toulouse, 1848 - Paris 1920)
Persée et la Gorgone, 1890, marbre
dans la Chapelle du Musée des Beaux Arts de Lyon
à voir absolument!

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 09:10

IMGP0901.JPGCe parcours étonnant commence dans la salle d'exposition avec des peintures de plus en plus déconstruites pour aboutir dans le jardin, où s'offrent à nous des murs errodés qu'une peinture fragile couvre par endroits, une sorte de Pompéï déterré au centre de Lyon. La Fondation Bullukian et Guillaume Durand ressuscitent la peinture d'histoire. Quelle intrerprétation de nos jours?

Guillaume Durand, Le dyptique des métamorphoses, 2010, 195/120

Connu dans le monde de l'art contemporain lyonnais pour ses Rendez-vous de la création contemporaine sur radio Brume, Guillaume Durand nous propose un discours métapictural*, notamment l'expression de ses interrogations sur la construction de la peinture et sa durée, les codes de la représentation et la ritualisation de l'humain, bref sur l'existence même de la culture. Oui, la nature de l'humain est justement la culture, la construction perpetuelle de symboles, de signes dont l'interprétation se module à travers les époques.

Au-delà de l'excellente maîtrise plastique, les personnages de Guillaume peints subissent un lent processus de création avant de devenir ce qu'ils paraissent sur la tableau. Il part d'une réalité palpable: il habille ses amis, les met en scène et les photographie pour ensuite disposer ses clichés et les peindre. Les personnages se dédoublent plusieurs fois sur la toile, comme surpris dans différents moments de leur action, autour d'un sujet central: La tentation de Salomé, Le triomphe des innocents, Le conseil de Francesca, Les 900 de Tsavi-Sabbataï... Les regards se croisent, les sourires s'échangent, les attitudes se théâtralisent, se stéréotypent.

IMGP0914-copie-1.JPG
 Les 900 de Tsavi-Sabbataï, 2009  //  La veillée des oranges, 2009

"A la fin de mes études, j’ai décidé de me pencher sur la peinture afin de comprendre de l’intérieur ce monument que certains voyaient comme un monument aux morts. Je voulais découvrir la nécessité de la peinture, parler à travers sa longue histoire, utiliser cet héritage. [...] Ce qui me fascine est la relation entre une période qu’on qualifiera de réelle et sa synthèse scientifique dans le cadre de l’histoire. A fortiori dans le cadre de l’histoire de l’art. [...] Je m’applique à utiliser les codes et canons de représentation que proposent les périodes artistiques. Ce qui m’intéresse est de mettre à jour une persistance, un besoin corollaire à l’homme de se représenter dans le monde, de donner un sens à ses actes, et cela à travers toute l’histoire de l’art."

IMGP0904.JPGEXPOSITION du 4 novembre au 23 décembre 2010
Echanges Culturels Bullukian
26 Place Bellecour 69002 Lyon

_______________________
* discours métapictural = peinture qui parle de peinture, ou métalangage pictural - définition métalangage

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 17:37

CIMG7154.JPGLa visite de la nouvelle exposition temporaire du Musée des Beaux Arts dévoile deux vocations plastiques différentes: la fascination de la forme et la passion de la couleur.

Bram et Geer van Velde sont à l'honneur au Musée des Beaux Arts de Lyon qu'au 19 juillet 2010. Avec une muséographie facilement décryptable par le public, l'exposition révèle les affinités et les antinomies des styles plastiques de deux frères artistes néerlandais qui ont très souvent fait l'objet de comparaisons dans l'histoire de l'art.

CIMG7161.JPGTraversant toutes les tendances artistiques du 20e siècle du début jusqu'aux années '70 (Geer: 1897-1977, Bram: 1895-1981), souvent associés dans leurs carrières respectives, ils commencent leur parcours comme décorateurs, peintres figuratifs qui tirent leurs inspirations de Cézanne, Munch et Nolde, Chagall, Matisse, Picasso ou Braque. Difficilement séparables dans leurs débuts, sauf pour un oeil d'expert, leurs tendances picturales se bifurquent radicalement à partir des années '50. Geer va prendre la voie ouverte par le cubisme et l'abstraction froide (géométrique), avec des gammes chromatiques de plus en plus claires et un souci permanent pour la forme. Bram va suivre plutôt le chemin de l'expressionnisme abstrait, où sa plastique définira la ligne comme contour de plages de couleur, où la profondeur des tons rappellera magistralement la touche de Munch.

CIMG7162L'exposition est fidèle à ce cheminement du vécu, car au fur à mesure que les pas pénètrent dans les salles, le spectateur découvre progressivement les oeuvres et voyage sur le parcours de leur évolution plastique. Parallèles au début de l'exposition, les deux parcours se rejoingnent parfois dans la même salle, pour mieux se séparer au deuxième étage qui donne la sensation d'assister à deux expositions différentes.

7624_musee_beaux_arts_lyon.gifBRAM et GEER VAN VELDE
du 17 avril au 19 juillet 2010
Musée des Beaux Arts de Lyon
20 Place des Terreaux 69001 Lyon

 

et n'oubiez pas LA NUIT DES MUSEES 2010
le samedi 15 mai à partir 19h
plus d'infos >>
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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 07:52

CIMG7149.JPGDes ronds de différentes couleurs couvrent les murs du rez-de chaussée de la MAPRA. Plusieurs planches en papier très fin, contenant chacune des ronds de différentes dimensions indexés par des mots à peine visibles, sortes de champs lexicaux que l'auteur dénomme "listes".

19613_imgdmd_terral.jpgClaire Terral propose un travail involontairement pédagogique, où la juxtaposition du plastique et du textuel est aléatoire, car les deux modes d'expression sont presque autonomes. Pas d'illustration du verbal par le visuel, pas de traits de sens communs pour construire un nouveau code communicationnel [1]. On a l'impression d'être devant des plans géographiques condensés de quelques métropoles du langage: "Liste des cinquante petites rivières de France", "Liste des cinquante-deux volcans actifs dans le monde", "Liste de cinquante-quatre livres des nouvelles de Guy de Maupassant"...

CIMG7151.JPGA l'étage un travail tout autre frappe la rétine. Nous sortons de l'univers de l'esprit, de l'intelligible pour rentrer dans celui de l'affectif.

bosch jardin delice l

 

 

Car la peinture de Viviane Sermonat, au delà dela méticulosité du trait, est un foisonnement de petites scènes dramatiques qui "parlent" de l'homme contemporain, plastiquement du Jérôme Bosch revu au goût du jour (Le Jardin des Délices, ci-contre) .

EXPOSITION jusqu'au 30 avril 2010
MAPRA , 9 rue Paul Chenavard 69001 Lyon

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[1] C'est ce que le sémiotique, selon JM Floch, appelle le système semi-symbolique. Exemple: le code des feux de circulation. Les couleurs rouge, orange et vert sont des signifiants visuels ou des formes visuelles auxquels, pour constituer un signe universel compréhensible tel que le comprend le chauffeur devant un sémaphore, on a associé, arbitrairement, des signifiés ou du contenu (ou des significations pour faire simple), notamment /arrêtez-vous!/, /préparez-vous!/ et /passez!/. L'association dont il est question dans le travail de l'artiste ne crée pas de signes, car le signifiant visuel et le signifié textuel existent chacun de leur côté.

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 14:34

CIMG7119.JPGSimplicité, pas d’état d’âme apparent, juste esthétique du sujet ou plutôt de l’objet, esthétique de la mise en scène, images trompeuses, objets révélés par la lumière naturelle des fenêtres de la Villa Médicis... Voici en quelques mots le travail de Véronique Ellena exposé à la Fondation Bullukian jusqu'au 22 mai 2010: Natures mortes.

Véronique Ellena inverse le schéma référentiel du syntagme « trompe l’œil ». Car ses natures mortes révèlent la puissance trompeuse de l’image, mais pas comme on l’entendait chez un Zeuxis (464-398 av. J.C.)[1], un Giovanni da Udine (1487-1564)[2], chez les peintres flamands dès 1650 ou chez Chardin pour n'en citer que quelques moments de l'histoire de l'art.

CIMG7109.JPGSes natures mortes ne sont pas peintes pour donner l’impression de la présence des objets dans l’univers spatio-temporel de celui qui les regarde, mais en réalité la proposition de l'artiste fait le chemin inverse en nous faisant dire que ses photographies sont comme des peintures. Elle écrit avec de la lumière (photo-graphie) ce que les flamands donnaient à voir par la matière-peinture.

CIMG7116.JPGCar la recherche de la plastique picturale est évidente, par les textures des espaces photographiés qui transparaissent dans l’image finale, par le jeu du flou dans certains travaux, par le choix de la mise en scène qui dévoile des caractéristiques picturales par leur usure, leur exposition à la lumière. En travaillant avec des matériaux existants, l’artiste transforme le témoignage de la réalité en tableau.

Quelle serait alors la différence entre peinture et photographie ? Le mode de production, l’instrument certainement. Car l'atmosphère est la même, la texture, les teintes, la lumière diffuse...

CIMG7114.JPG

Natures mortes - photographies de Véronique Ellena
Entrée libre du mercredi au samedi de 13h à 19h

Echanges Culturels Bullukian
26 place Bellecour – 69002 Lyon 04 72 52 93 34

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[1] ZEUXIS Peintre grec, qui selon Platon et Aristophane, fut, avec Parrhasios, l'un des plus grands peintres de l'Antiquité. Pline l'Ancien raconte que lors d'un concours d'artistes les deux peintres se trouvant finalistes, proposèrent chacun une oeuvre au jury. Le premier à dévoiler son tableau derrière un voile fut Zeuxis: ses raisins étaient tellement réalistes qu'un oiseau passant essaie d'en picorer les grains. Prêt à déclarer Zeuxis victorieux, le jury se retournant vers l'oeuvre de Parrhasios, attendit que l'artiste dévoile à son tour son tableau. Grand fut l'étonnement de tous quand il se rendirent compte que le voile lui-même faisait partie du tableau.

[2] GIOVANNI DA UDINE Peintre et architecte italien, qui observe et peint les animaux et les plantes. Apprenti de Raphaël, il  peint la majorité des éléments dits décoratifs des tableaux de son maître. Vasari parle de ces motifs en les appelant "cose naturali", l'ancêtre du terme nature morte.

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 13:01
CIMG7022 Hier le Musée des Beaux Arts organisait la conférence "La réalité remise en question" du cycle Regards croisés entre art et sciences, une discussion sur la forme et l'informe, les ruptures entre l'art traditionnel et la modernité, la lumière du dedans et du dehors, les théories du Big Bang et de la relativité, discours déjà entendu à d'autres reprises, au musée lui-même ou à l'école...

Je m'intérroge si tout cela n'est pas un discours de trop, un discours trop savant, alors que la peinture, comme la musique ou la danse, langage à elle seule, s'adresse aux sens. Nul besoin de longs verbiages, le regard suffit pour s'émouvoir.

Comme l'enseigne la sémiotique, l'énonciateur a mis son message non-verbal à l'intérieur du tableau et le propose au regard de l'énonciataire. Il y a 50% de chances que le message arrive intact au spectateur, 50% de chances que le message ne soit pas le même ou que l'énonciataire le réfute. Dans tous les cas il y a eu un message, un artiste et un spectateur. L'enjeu primordial est de les faire se rencontrer...

En plus il faudrait être fou de dépenser 10€ pour apprendre ce que l'on sait déjà... Et j'ose écrire de nouveau: la danse, la musique, la peinture sont des expressions non-verbales qui n'ont pas besoin de mots pour s'exprimer, le regard suffit.

Bonne visite!


Info pratique:
carte_musee.jpg  la CARTE MUSEES 
20 € / an 
Gratuité : chômeurs, RSA, personnes non imposables, personnes handicapées et accompagnateur, jeunes de moins de 18 ans. Valable dans: Musée d'Art Contemporain, Musée des Beaux-Arts, Musée Gadagne, Musée de l’Imprimerie, Musée de l’Automobile Henri Malartre, Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation

 

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