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QUESTIONS d'ACTUART

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 23:42

_DSC4719---Copie.JPG"De nos jours, dans ce monde de plus en plus pressé et anxieux, chacun a besoin de trouver son équilibre intérieur. L’art est un miroir de la société et aujourd’hui il peut parler d’aliénation, de décomposition, de désespoir, de violence, de solitude, de vieillesse et de la mort.

 Mais les arts plastiques sont un domaine dynamique qui cherche en permanence à se redécouvrir et se réinventer. Il est temps d’exprimer quelque chose de neuf dans l’art, quelque chose qui tient de notre essence profonde, universelle et optimiste, détachée de la course effrénée du quotidien. Il est temps que l’artiste engendre ce changement d’état d’esprit, en donnant une vie à l’instant et en dépassant le mimétisme.

Mirabilis, c’est quoi ? Mirabilis est l’art de l’instant présent, exprimé sincèrement et directement. L’art Mirabilis est surprenant et plein de candeur. C’est l’art dans lequel on se reconnaît en tant qu’humain et qui arrête le flux des pensées pour nous ramener dans le présent, ici et maintenant, tous seuls avec l’œuvre. Je pense que les œuvres d’art en général sont faites pour être perçues comme vibration intérieure. Et Mirabilis est une vibration intérieure pure.

On m’a dit que mes œuvres sont pleines d’énergie et qu’elles la transmettent au spectateur. Cela m’a au début bien surprise. Ensuite beaucoup d’autres me l’ont dit, la plupart du temps spontanément. Sur mes toiles certains éléments sont représentés de manière schématique, comme un simple indice, d’autres sont chargés de détails, sans pour autant pouvoir dire de quoi. C’est un univers plein de couleurs. Les œuvres s’apparentent à une évasion dans un monde équilibré, optimiste, profond dans lequel le spectateur se charge d’énergie. C’est ce que nous recherchons tous.

Par mon art je souhaite être toujours plus proche de l’instant présent, du monde réel, et amener aussi les autres au présent, près de moi. Quand je peins je sens la tranquillité que je sentais dans mon enfance, à l’époque où je n’avais pas les soucis de l’âge adulte. Mes œuvres deviennent nécessairement sincères et cette sincérité se transmet autour d’elles.

Je suis certaine que je ne suis pas seule à penser et à peindre dans cet esprit. J’ai pu voir des artistes et des œuvres qui touchent à cette vision du Mirabilis. Je propose donc la cristallisation de cette vision artistique comme un courant à part entière.

Le Mirabilisme n’est pas un art onirique, ni fantastique, ni visionnaire, ni intuitif. Ce n’est pas de l’art naïf, ni pop art, ni art spontané. Ce n’est pas de l’art brut, ni art alternatif. Le Mirabilisme c’est un art candide qui nous ramène au présent. C’est un art qui vibre et qui surprend, qui nous laisse la liberté d’exprimer qui l’on est vraiment.

Pour ceux qui  se décident de nous rejoindre et d’expérimenter les critères du Mirabilisme, utilisez: mimi@mimi.ro."
Mimi Revencu, artiste peintre
http://www.mimi.ro/ 


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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 08:36

olivier-dufour.jpgLieu inventé, habité d’hommes et de créatures souvent empruntés à la mythologie, le monde de la "fantasy" d'Olivier Dufour nous offre son imaginaire, un refuge  au paysage mortifère d’une réalité accablée par le désenchantement.

Toutefois… si le refuge protège des hostilités ambiantes, le soulagement soumis à l’isolement ne peut qu’être temporaire.L’issue se révèle une impasse, une échappatoire bouchée, soumises à l’irrémédiable appel du retour au réel. Au dehors néanmoins, sur le chemin de cette réalité anxiogène, demeure un sensible dont les puissances créatrices contribuent, à leurs manières, au désenchantement du vivant.

Étonnamment, c’est à la croisée de ces deux mondes que le travail d’Olivier Dufour révèle toute sa pertinence. En effet, loin de la forteresse onirique, loin de l’arrière monde, Olivier Dufour emprunte au registre « fantasyste » nombre de ces codes pour mieux révéler, à travers l’extravagance de ces figures hybrides, la force des sentiments communs. Le mystère transperce l’incongruité des formes pour s’élever au-delà du sujet, et offrir en dehors de la dimension narrative une saisissante transmission émotionnelle.

Parmi ces nombreux « paysages », un personnage aux cornes arrogantes et à l’ossature anguleuse semble se détourner lascivement de ses prérogatives maléfiques. Le dos courbé, les épaules baissées, le monstre n’adhère plus à l’image de la force et de la cruauté, il s’affaisse sous le poids de la mélancolie, désabusé par un monde auquel il ne semble plus croire. La figure imaginaire se dissipe pour finalement rejoindre la nébuleuse existentielle à laquelle nous sommes en permanence confrontés. La vanité proclame les limites d’un savoir terrassé par la force dévastatrice d'un sentiment ancestral contre lequel la connaissance ne peut rien.

Courrier reçu à la rédaction, par Julie Silberberg

 

OLIV DUF EXPO
du 4 au 31 janvier 2012
vernissage le 6 janvier 2012

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Librairie A TITRE D'AILE
Carole Ohana et Cédric Chaffard
23 rue des Tables Claudiennes 69001 Lyon

  

 

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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 10:33

Courrier reçu à la rédaction, par Fabien Chambaud

plume41On n’est certes pas à un scandale près, en matière d’art contemporain, en région Rhône –Alpes, mais celui concernant « Documents d’artistes » mérite cependant d’être pointé et mieux connu. Fonds documentaires en ligne, les Documents d'artistes existent déjà, indépendants les uns des autres en Provence-Alpes-Côte d'Azur, Bretagne, Rhône-Alpes, et très bientôt en Aquitaine. Ils ont pour fonction commune de donner à voir, à travers la réalisation de dossiers sur Internet, le travail d'artistes contemporains vivant et travaillant dans la région.

L’existence de cet outil institutionnel de recensement et de reconnaissance des artistes est incontestablement, dans son principe, une bonne chose qui devrait être développée dans chacune des 22 régions de France.

Mais voilà : il y a l’outil et il y a comment on s’en sert …

En PACA, http://www.documentsdartistes.org/index.php
il semble avoir été bien utilisé car il a permis de présenter une sélection d’environ 250 artistes, et d’offrir un panorama très intéressant, à la fois riche, ouvert, et diversifié de la création plastique dans cette région.

En Rhône-Alpes, http://www.dda-ra.org/fr/
on n’y trouve qu’une dizaine d’artistes ( Pierre-Olivier Arnaud, Marc Desgranchamps, Le Gentil Garçon, Christian Lhopital, Rajak Ohanian, Laurent Pernel, Aurélie Petrel, Slimane Raïs, Samuel Rousseau, Jean-Baptiste Sauvage ) sélectionnés par un jury constitué de Isabelle Arnaud-Descours, Responsable du service arts plastiques et patrimoine, Anne Giffon-Selle, Directrice du Centre d'arts plastiques de Saint-Fons, Michel Griscelli et Alain Rérat, Conseillers pour les arts plastiques, DRAC Rhône-Alpes, Guillaume Mansart, Co-Directeur de Documents d'artistes, Marseille, Karine Vonna, Directrice de la Villa du Parc, Annemasse . Par ailleurs, Le Conseil d’administration de Documents d’artistes Rhône-Alpes comprend Bruno Henry, Président Médecin et collectionneur, Marie-Claude Jeune, Trésorière Présidente de l'ADERA, ex conseillère pour les arts plastiques de la DRAC Rhône-Alpes, Martine Dancer, Secrétaire Conservatrice au Musée d'art moderne de Saint-Etienne Métropole, Nathalie Ergino, Secrétaire adjointe, Directrice de l'Institut d'Art Contemporain, Villeurbanne/Rhône-Alpes.

Autrement dit, si nous comptons bien : cela fait 10 institutionnels pour s’occuper de la valorisation de 10 artistes…( sans compter bien sûr le personnel de secrétariat, de coordination, de mise en ligne,etc.
Sans oublier qu’il a fallu trois ans à cette équipe pour reconnaître ces 10 artistes déjà bien reconnus par ailleurs
Sans oublier que Documents d’artistes Rhône-Alpes reçoit le soutien de la Région, du Ministère de la Culture et de la Communication - DRAC Rhône-Alpes, de la Ville de Lyon, de la Ville de Saint-Étienne et de la Fondation Léa et Napoléon Bullukian.

Ne trouvez-vous pas que cela fait beaucoup de monde, beaucoup de temps et beaucoup d’argent au service de ces 10 artistes quelle que soit leur valeur intrinsèque? Pourquoi ces dix- là et pas dix autres ? Sont- ils vraiment les plus valeureux ou seulement les plus conformes à une espèce de norme officielle? Et les centaines d’autres vivant et travaillant dans la région, déclarés à la MDA, sont-ils si méprisables que cela pour qu’on les ignore ?

Bref, nous sommes ici, je pense, en présence de la scandaleuse captation d’un outil et de moyens financiers publics qui devraient être au service de tous, par un réseau extrêmement fermé de spécialistes auto – proclamés d’une rare arrogance, d’une ignorance et d’un mépris inouïs pour le monde réel de l’art, et qui, semble-t-il, agissent sans aucune vergogne, sans aucun contrôle extérieur, en toute impunité comme dans un pays de non-droit.

Messieurs les politiques rhône-alpins, ça va durer encore longtemps ce scandale ? Ne pouvez-vous vraiment rien faire pour l’arrêter?

Fabien Chambaud

Documents d’artistes Rhône Alpes
Siège social : 30 rue Thévenet, 69004 Lyon
Email : info@dda-ra.org

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 21:47

Courrier envoyé à la rédaction par Richard Fuinel, L'Atelier du Croque-mot 122, montée de la grande côte 69001 Lyon http://boitadire.blogspot.com                          

La Maison des Artistes

 

 

 

 

4 Mai 2011

               
COMMISSION MECENAT DE LA FNAGP
OU COMMENT GERER UNE AIDE A LA CREATION
DE 800 000€
INFORMATION aux adhérents de La Maison des Artistes,
suite au Conseil d’Administration de la FNAGP du 4 avril 2011
Lors du dernier Conseil d’administration de la FNAGP (Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques), les candidats de La Maison des Artistes, qui s’étaient présentés pour faire partie de la « Commission Mécénat » en charge de l’utilisation du bénéfice retiré de la location des espaces de l’Hôtel Salomon de Rothschild, ont été écartés au profit d’une liste réduite sélectionnée par le Président de la FNAGP en accord avec le Ministère de la Culture.
 
Comme vous le savez tous, historiquement le siège de La Maison des Artistes est situé dans le cadre de l'Hôtel Salomon de Rothschild, légué par la Baronne Adèle de Rothschild aux artistes et géré depuis 1976 par une fondation indépendante mais sous tutelle de l'État : la FNAGP (Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques), un siège en son Conseil d'Administration revenant de droit à La Maison des Artistes
Depuis 5 ans, en contrepartie de la rénovation du bâtiment principal et de la création d'un auditorium en sous-sol, la FNAGP a loué à une société d'évènementiels la presque totalité du lieu moyennant un loyer substantiel de plusieurs centaines de milliers d'euros.
Cette location va permettre à la FNAGP de dégager environ 800 000 euros par an qui doivent être dédiés à l'aide à la création et aux artistes.
Après intervention du Président de La Maison des Artistes, il a été décidé, en accord avec le Ministère de la Culture, de créer une commission spéciale « Commission Mécénat » devant déterminer l'utilisation de ces fonds et dont les préconisations viendront devant le Conseil d'Administration.
Commission composée de 7 membres dont 3 membres de droit : le Directeur Général de la Création Artistique, le Chef de l'Inspection Générale de la Création Artistique (tous deux du Ministère de la Culture) et le Président du Conseil d'Administration de la FNAGP.
Les 4 autres membres devant être choisis dans une liste proposée par les administrateurs et désignés par eux, par vote.
Une liste composée de 50 noms a été définie. Chaque administrateur devait présenter 4 candidats. En tant qu’administrateur, La Maison des Artistes a proposé 4 candidats membres du Bureau de La Maison des Artistes.
Cependant, lors du dernier Conseil d'Administration, séance pendant laquelle cette liste de 50 noms devait être soumise au vote des administrateurs présents et représentés (pouvoirs), le Président a soumis sur table une liste réduite de 8 noms sur 50 en accord avec les représentants de la Direction Générale de la Création Artistique du Ministère de la Culture :
- Sandra Mulliez, Présidente ENSBA Cergy-Pontoise
- Suzanne Pagé, Directrice Fondation Louis Vuitton
- Claire Le Restif, Directrice CREDAC
- Stéphane Corréard, Directeur SAC Montrouge
- Didier Grumbach, Secrétaire général Amis CGP, membre Comité de sélection FNAC
- Thomas Bernard, Directeur Galerie Cortex Athlético - Bordeaux
- Alain Fleischer, Artiste plasticien, Directeur Fresnoy
- Alexia Fabre, Directrice MAC/VAL
Mis devant le fait accompli et face à l’absence de contestation des autres administrateurs, le représentant de La Maison des Artistes a refusé de prendre par au vote qui a désigné : Sandra Mulliez, Claire Le Restif, Alain Fleischer et Alexia Fabre.
En s'appuyant sur le legs de la Baronne de Rothschild et sur l'objet même de la FNAGP,
La Maison des Artistes considère que cette somme annuelle de 800 000 euros dont sera chargée la « commission mécénat » devrait revenir naturellement en tout ou partie aux artistes, à l'ensemble des artistes et non pas pour l'animation de projets d'État, ou la promotion d'un petit segment de la création graphique et plastique.
La Maison des Artistes ne peut être que d'une extrême vigilance vis-à-vis de la suite donnée par cette « commission mécénat » dans ses choix présentés devant le Conseil d'Administration de la FNAGP et de l'utilisation finale qui en sera faite.
Paris, le 4 mai 2011
 
Le Bureau de La Maison des Artistes
 
La Maison des Artistes, 11 rue Berryer, 75008 Paris, http://www.lamaisondesartistes.fr
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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 17:56

Cher Actu !

J'aimerais que Nicole Esterolle soit présentée aux lecteurs qui ne la connaissent pas sauf par sa langue bien aiguisée et qui me fait frémir !

Je ne lui donne pas totalement tort mais pas tout à fait raison non plus ! On peut analyser une œuvre, l'aimer ou pas, donner son point de vue objectif en tant que spécialiste et réagir avec son côté subjectif car on a le droit de l'exprimer aussi. Mais pourquoi tant de haine, tant d'acharnement qui stigmatise tout l'art contemporain, tous les artistes qui lorsqu'ils nous font le cadeau de leurs recherches ont souvent parcouru un long cheminement! Elle ne fait pas de distinctions, ils sont tous aussi nuls et seulement avides d'argent. Il est vrai que certains frais moulus sortant des écoles se croient déjà arrivés car ils ont eu l'audace de faire "ça" !... C'est plutôt risible mais ils comprendront vite qu'il faut un peu plus d'humilité et surtout un peu de temps!

 Pour en revenir à votre critique je me demande qui elle est, quelle formation a-t-elle pu avoir, quelle expérience personnelle, (peut-être en tant qu'artiste) a-t-elle connue pour être aussi aigrie?! ! Aimer l'art, aimer les artistes demande de la générosité ! Elle ne semble pas déborder d'empathie ou simplement de calme face à l'observation de la pauvre communauté de ceux qui essaient de créer !

 D'autre part j'aimerais aussi qu'il y ait des signatures lorsque l'engagement des textes est positif ou négatif mais l'anonymat fait perdre de la crédibilité à l'écrit.

Merci de bien vouloir me lire, cordialement. Andrée Blumet

 

 

Chère Andrée,

D'abord merci pour cette réaction si prompte suite, nous pensons, à notre appel à expression. Effectivement cette merveilleuse boîte à Pandore qu'est Internet permet la libre expression, l'exhibition de toute humeur, la mise à nu autodécidée ou intempestive, la liberté de l'anonymat ou l'arnaque à grande échelle.

Présente sur Actuartlyon depuis mai cette année, Nicole Esterolle nous envoie périodiquement ses chroniques que nous publions telles quelles. A défaut de pouvoir la rencontrer et savoir plus sur la personne qui se cache derrière ce pseudonyme (c'est pour cela qu'il n'y en a aucune information supplémentaire sur Internet), nous laissons libre cours à nos lecteurs d'y répondre. Nous avons reçu d'ailleurs d'excellents commentaires en réaction à cette chronique, que vous avez déjà pu lire à l'époque et que vous retrouverez dans cette nouvelle rubrique que nous créons aujourd'hui, à l'occasion du 200e article d'Actuartlyon: PAROLES de LECTEURS.

Nous avons nous-mêmes réagi avec indignation à ce style de critique qui consiste à prendre une telle distance et à traiter avec un tel dédain l'art contemporain dans un système manichéen déjà expérimenté sans issue lors de la grande querelle de l'art contemporain des années '80 (QUESTIONS d'ACTUART - Nicole Esterolle, la controverse)

Mais, aujourd'hui puisque tout est art, la question ne serait-elle pas "quand est-ce qu'il y a de l'art" plutôt que "qu'est-ce que l'art"?

Actuartlyon, Eliza Ploia & Signorino Leonardi

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 21:30

 

Commentaire n°9 posté par Jacky Gras le 26/05/2010 à 17h15

Difficile de définir des limites dans l'expression artistique, je pense que chaque artiste porte en lui ses propres limites. Et il est normal, quand cette expression devient une pathologie psychiatrique, de le dire. Il y a eu des travaux très interessants , au niveau artistique en milieu psy , mais cela reste de la thérapie, donc c'est de l'ordre de l'intime, mais qu'est ce que l'intime maintenant , tout s'expose, même la "merde". Alors merci à Nicole Esterolle, que je ne connais pas, de mettre des mots la dessus, c'est courageux et très rare. Il y la peur de passer pour un ringard, un réac , de ne pas être dans le mouvement, on sait ou ça mène ce genre de comportement. L'art contemporain est multiple, il y a encore de magnifiques choses à découvrir.

Dans le genre ZHU YU (mangeur de foetus humain ) , il y a un Anglais, Damien Hirst qui est pas mal non plus. Mais ce qui m'inquiète le plus, ce ne sont pas ces quelques "artistes" ils sont une très faibles minorité et on les oubliera vite,même s'ils focalisent un temps, toute l'attention des médias. C'est surtout la fascination d'un certain public, les expos de HIRST sont bourrées de curieux, voir une vache pendue, éventrée, les viscères étalées, des écorchés et j'en passe et des pires, c'est à ce niveau là qu'il faut se poser la question, qu'est ce qui motive autant de gens à se déplacer, le cinéma d'horreur ne suffit plus, il faut du réel, du concret, jusqu'où iront-ils ?  Et je crains que quelque part ces "artistes" répondent à une certaine demande et là , ça craint.

 

Commentaire n°12 posté par Guillaume le 01/06/2010 à 17h20

L'article ci-dessus à le mérite de se positionner et de faire entendre une voix qui soulage beaucoup de personnes sceptiques (pour ne pas dire plus) quant au système de l'art contemporain, à son évolution, à ce que les institutions décident de montrer ou non. Je crois qu'il est nécessaire d'avoir ces débats et de remetre en question ce qui nous est proposé.

Toutefois, je trouve que les attaques de cet artcicle ne sont pas pertinents. Heureusement, madame Esterolle, que tout le monde ne pense pas comme vous car on peut dire que votre jugement est peu nuancé et très coercitif. Vous semblez très certaine de ce qu'est du 'bon' art ou du 'mauvais' art, que cela est appliquable à tout le monde, on peut dire que c'est pour le moins présomptueux. Il vous a peut-être échappé que les individus sont tous différents, que leurs aspirations sont différentes, et que leurs jugements du bien et du mal le sont également.

Que doit apporter l'art? Par quel biais un art contemporain actif passe-t-il? Quel imprégnation dans le présent doit-il avoir? Quelle en est sa fonction? Autant de questions qui ramènent des réponses différentes suivants chacun et qu'il me semble difficile de critiquer, tant chaque réponse est personnelle et échappe au cercle de la morale. Vous allez sans doute me dire que vous critiquez sans doute plus le sytème que les artistes eux-mêmes, c'est à dire que: ce sont toujours les mêmes artistes qui sont montrés, les institutionnels sont des gens snobs et méprisants, vous dites mêmes à plusieurs reprises que ce sont des talibans. Ce dernier terme, je le trouve intéressant car en matière de censure et d'idéologie dogmatique, vous ne semblez avoir à prendre des leçons de personne.

En tout cas, là encore, je trouve irrecevable cette présomption de culpabilité de, de qui d'aiileurs? des politiques, des directeurs de musée, de galeristes d'art contemporain? enfin bref d'une masse indistincte de gens tous pourris qui veulent le déclin de l'humanité, le chaos dans nos vies, qui méprisent la veuve et l'orphelin, ou peut-être tout simplement qui sont des gens négligents et jmenfoutistes. Comment pouvez-vous penser que tous les décideurs en art contemporain (ou une majorité) puissent tous être incompétents, idiots, irresponsables, malveillants, cyniques ou ennemis de l'humanisme? Je crois que ces gens-là sont comme partout ailleurs, différents, et qu'ils sont bien aussi responsables et respectueux des autres que n'importe où ailleurs.

Je terminerai cette réaction en disant ceci: Les codes de l'art contemporain sont tributaires de l'histoire de l'art et de l'histoire tout court. Ils nécessitent un apprentissage et une implication importante de ceux qui veulent en retirer les fruits. On peut regretter que l'art contemporain ait pris cette forme qu'il a aujourd'hui majoritairement et qu'on peut qualifier de post-duchampienne, qu'il soit régie par des codes autres que ceux du milieu du XXè siècle, que ces codes soient plus complexes qu'on veut bien nous le dire, mais ce débat me semble sans utilité. La forme actuelle de l'art n'a pas tant d'importance que cela pour plusieurs raisons:

1. Quel que soit la forme qu'il prenne, l'art exprime la même chose depuis toujours en fonction de deux critères: la perception de son auteur et le contexte historico-social de son éxecution. Seules les référents formels changent. Les questionnements existentiels, esthétiques, sociaux, les aspirations mystiques, poétiques restent les mêmes. Et c'est cela qui est important pour le regardeur, c'est cela qu'il reçoit.

2. Même s'il existe un art d'un certain format particulièrement plébiscité en France dans une majorité de grandes institutions dédiées à l'art contemporain, il existe tellement d'artistes différents et de lieux d'expositions que la diversité est une réalité pour qui se donne la peine de la voir avant de crier qu'elle n'existe pas.

3. Si l'art d'avant était mieux, il existe nombre de musées qui peuvent satisfaire des affinités différentes des canons actuels, que ce soit de l'art ancien ou de l'art moderne.

Bref, tout n'est pas si mal et il faut avoir des démarches intellectuelles plus rigoureuses si on ne veut pas avoir des arguments d'émotion qui reflettent juste une frustration située à d'autres endroits.

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